Un amour de vacances peut-il devenir le grand amour ?

Rencontrer l’homme de sa vie à la plage ou dans un bar sur son lieu de vacances, n’est pas forcément une chose facile. La passion et l’excitation ont vite fait de chambouler les esprits des plus cartésiens parmi nous. Alors ? Possible ou pas possible ?

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Vous avez passé deux semaines en paréo, vous avez le teint hâlé, votre préoccupation principale de la journée, c’était « Spritz ou Mojito ? »… Et vous avez croisé son regard de braise. Il vous a emballé, très vite. Vous avez fait des folies de vos corps… Vous avez passé le reste de vos vacances dans ses bras. Le moment de reprendre le train pour retourner à la « vraie vie » est arrivé. Il y a un « hic ». Vous êtes amoureux et vous aimeriez ramener votre nuage d’amour avec vous. Un amour de vacances peut-il devenir un grand amour ? Telle est la question qui taraude l’esprit de tous les Roméo gays qui se retrouvent tout triste quand il faut repartir…

Prendre du recul

Avant de vous emballer et de prendre des décisions irréversibles, genre « Je plaque tout et je viens te rejoindre dans l’Aubrac. On va élever des chèvres ensemble… », on se pose la bonne question : « Est-il dans le même esprit que vous ? » C’est facile de se promettre des choses incroyables quand on se tartine d’huile solaire par 32° sur une plage de la Méditerranée. C’est un peu plus délicat quand on s’aperçoit que vivre avec lui, c’est abandonner votre confort, accumulé pendant des années, pour aller retaper un corps de ferme dans le Gers qui n’a même pas le wifi.

Être amoureux rend toujours les choses compliquées très simples. La réalité est souvent difficile. Il a peut-être adoré votre humour de dinde, votre culture générale de prof d’histoire, votre corps de rêve sculpté à la salle (minimum trois fois par semaine !), il détestera surement ces petites manies (invisibles en vacances) que vous trainez le reste de l’année : votre passion pour l’Eurovision, par exemple, ou vos visites mensuelles chez Tante Ana, votre horripilante tata homophobe… Et surtout, comment supportera-t-il vos amis ? C’est en général, le passage obligé pour savoir si ça peut durer… Surtout si vous leur faites le coup chaque année…

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Tout se dire…

Avant d’envisager quoique ce soit, il faut communiquer. Et le maître-mot de la situation, c’est « subtilité » ! N’allez pas lui proposer d’aller plus loin dans votre relation (qui ne dure, rappelons-le, que depuis deux semaines !) directement entre la tomate mozzarella et la grillade de votre restaurant préféré à la plage ! Vous promettre de vous revoir, pourquoi pas ? Même s’il habite Toronto, et vous Annecy… Ça n’engage que les bonnes volontés. Lui proposer, tout de go, de déménager la première semaine de septembre pour le rejoindre, peut le faire fuir à tout jamais… Soyez dans l’abstrait. Juste pour voir comment il réagit. S’il vous semble intéressé, creusez. Rappelez-vous que vous baignez à ce moment-là dans un bonheur éphémère qui est embelli par la température et les embruns… Si vraiment, à votre retour, vous pleurez comme une madeleine en respirant son slip que vous lui avez chipé avant de partir, vous pouvez envisager de discuter d’un éventuel « Pourquoi pas ? »… Mais attendez un peu quand même !

L’amour à distance, ça vous dit ?

La meilleure preuve qu’il existe vraiment quelque chose de fort entre vous, c’est la durée. Si en octobre, vous continuez de vous téléphoner tous les soirs pendant deux heures, qu’il a passé avec brio le test du week-end chez vous (avec la soirée avec les copines, obligé !), qu’il vous parle de ses prochaines vacances en insistant lourdement sur vos disponibilités, c’est qu’il y a quelque chose qui se mijote. L’amour à distance est l’une des meilleures façons de tester son amour. Ça permet de prendre son temps et de peser le pour et le contre d’un éventuel rapprochement.

De très belles histoires d’amour ont commencé par un amour à distance. Si cette période ne tient pas la route, vous le saurez très vite. Par contre, si vous pensez le mot « projet » plus d’une fois par jour, c’est peut-être le moment de vous lancer. Et vous aurez les yeux qui brillent quand, quelques années plus tard, vous vous promènerez, main dans la main de votre homme, avec votre chihuahua, Kiki, pour un pèlerinage à l’Espiguette : « Regarde, Kiki, c’est là que tes papas se sont rencontrés ! »

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