BD : Les instants d’amour de Jeromeuh

Le dessinateur de bande dessinée Jeromeuh nous prépare un nouvel ouvrage, « Des Instants d’amour Â». Il nous racontera son histoire d’amour avec Sam, un anglais tout blond et leur vie avec leur chien, Harry, une diva paraît-il…

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Parle-nous de toi ? Qui es-tu ? D’où viens-tu ?

Je m’appelle Jeromeuh, je suis Parisien et j’ai un chien, Harry, qui a le QI d’Albert Einstein et le charme de Tom Hardy… Il est possible qu’un jour il devienne ambassadeur pour l’ONU. 

Depuis quand dessines-tu ? Comment s’est déclarée ta passion pour le dessin ?

Je dessine depuis toujours mais professionnellement depuis 2007. J’ai dessiné pour la presse écrite (Têtu, Okapi, M, Campus Junior), la télévision (RTS1, TV5) et l’édition classique (Delcourt, Jungle, Casterman)…

Qu’est-ce qui t’inspire ?

Tout ce qui se passe autour de moi m’inspire mais ce sont surtout les gens que j’aime qui me donnent des idées. Ça me permet de prendre du recul sur des situations et des comportements qui me surprennent toujours. 

Qui sont tes lecteurs ?

J’ai l’impression que c’est très varié, d’autant que j’ai bossé dans la bande dessinée jeunesse mais aussi dans des bouquins plus politiques…  Sur mes réseaux sociaux, ce sont surtout des hommes ou des femmes adultes (je parle beaucoup de vie amoureuse et un peu de sexe) hétéros ou homos, d’ailleurs… 

Dans tes dessins, tu utilises beaucoup l’humour pour faire passer des messages très sérieux. Est-ce que dans la vie tu fonctionnes de la même façon ?

Dans la vie de tous les jours, je communique très, très mal avec les gens. C’est sans doute la raison d’origine pour laquelle je dessine… Souvent quand j’essaie de faire une blague à l’oral, elle sort de travers ou les gens ne la comprennent pas (rires). Socialement, je suis très maladroit. 

Dans tes livres, tu parles beaucoup de toi. Est-ce que tu t’imposes des limites sur ce que tu ne veux dévoiler ?

Si tu essayes de dire poliment que je suis égocentrique, tu as raison. La limite que je m’impose, c’est de ne pas blesser personne gratuitement. Si je raconte quelque chose de dur ou de très intime, il faut que je sente que mon propos soit sincère et qu’il véhicule un message. C’est ce qui m’importe vraiment. 

Tu lances un financement participatif sur ta prochaine BD, Des Instants d’amour. Peux-tu nous en dire plus ?

Pour la première fois, j’autopublie mon travail. Je le fais en collaboration avec quelqu’un tout de même, parce que je suis trop désordonné et désorganisé pour pouvoir mener le projet seul. Ça me permet de faire un livre chouette, sans compromis, et d’essayer d’en tirer une rémunération plus juste. Cette BD parle de mon couple mais aussi des relations avec le monde, du deuil, de l’amitié, des névroses… de la vie, quoi !

Que pense Sam (ton chéri) de se voir intégrer dans tes dessins ? Aime-t-il sa représentation ?

J’ai de la chance, j’ai un amoureux qui a totalement confiance en moi. Vraiment. Il est plutôt zen sur le côté « qu’en dira-t-on »…  Heureusement. Un jour, sa mère m’a dit qu’elle trouvait que je lui avais dessiné le nez trop pointu, c’est tout. (Rires) En revanche, Harry, mon chien, est très exigeant sur ma manière de le représenter, c’est une vraie diva ! 

Pour participer au financement participatif du prochain livre de Jeromeuh : https://fr.ulule.com/des-instants-d-amour/

Tu en veux encore ?