Mau, l’Instagay, qui vit la Dolce Vita à Londres

Mau a quitté son Italie natale il y a 11 ans pour vivre au Royaume-Uni. Il nous parle de la vie gay à Londres, de ses voyages mais aussi de la situation économique, lui, qui travaille dans un centre d’aide sociale. De Rome à Londres, il nous dit tout…

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Parle-nous de toi… D’où viens-tu ? Que fais-tu dans la vie ?

Je viens de Rome, en Italie. J’ai déménagé au Royaume-Uni, il y a 11 ans car je voulais « échapper » au climat politique et culturel suffocant de mon pays. Bien sûr, les choses changent avec le temps et actuellement le paysage politique de la Grande-Bretagne est encore pire que celui de l’Italie. Je travaille pour un centre d’aide sociale, une organisation caritative qui aide les personnes dans le besoin.

Comment un Italien comme toi s’est-il habitué à l’Angleterre ?

Ça n’a pas été difficile du tout. Londres est vraiment un creuset de personnes et de cultures du monde entier, donc si tu es prêt et disposé à embrasser la diversité, tu peux profiter de cette grande ville. De plus, je ne suis pas un Italien cliché obsédé par la bouffe et le beau temps : les rencontres sont plus importantes pour moi que de trouver un bon restaurant de fruits de mer en bord de plage. (Rires)

Tu postes beaucoup de photos de tes voyages. Quelles sont tes destinations favorites ?

J’avais l’habitude de voyager avec un groupe d’amis romains, puis j’ai commencé à le faire seul ou avec des amis différents à chaque voyage. Mes destinations préférées en Europe sont probablement les îles méditerranéennes qui offrent beaucoup de possibilités… Mais j’apprécie également les séjours plus courts dans des villes animées comme Berlin, Paris ou Barcelone qui ne me déçoivent jamais.

La vie gay est-elle aussi facile qu’on l’imagine à Londres ?

Pour être honnête, j’aurais aimé vivre à Londres 10 ans plus tôt, comme au début des années 2000, lorsque la scène gay était bien plus importante qu’elle ne l’est aujourd’hui. Quand je suis arrivé en 2010, c’était encore animé, avec des scènes à Soho, Vauxhall, l’East End et ailleurs. Au cours des dernières années, malheureusement, de nombreux bars et clubs ont fermé leurs portes à cause de la gentrification. Mais la scène queer underground est bien vivante. Il faut juste du temps pour la découvrir et l’apprécier pleinement.

Qu’est-ce qui te manque le plus de l’Italie ?

Probablement cette variété géographique qui me permettait d’aller à la montagne, à la plage ou en forêt comme je le voulais. Et aussi, le plaisir d’un rythme de vie plus tranquille pour apprécier des choses comme dîner ou boire un verre avec des amis sur de belles places…

Tu es un garçon militant. Quelles causes te motivent aujourd’hui ?

L’injustice sociale et les problèmes environnementaux ont toujours attiré mon attention en grandissant. En plus, j’ai étudié la sociologie à l’université donc je ne pouvais pas ignorer tout le bordel dans lequel nous nous trouvons.

Tu es assez musclé. Quels sports pratiques-tu ?

Je pense que je suis génétiquement chanceux parce que je ne suis pas un programme rigoureux d’entraînement ou de nutrition. Je mange pas mal de junkfood, mais je fais de la gym et je nage régulièrement.

As-tu rencontré le grand amour en Angleterre ?

Non. Mais j’ai rencontré l’amour, l’amour de beaucoup d’amis et de gens incroyables que j’ai rencontrés ici à Londres au fil des années, et avec lesquels j’ai partagé des soirées, des conversations, des bières, et beaucoup de rires… Et je continue à rencontrer de nouveaux incroyables, des gens intéressants : ça, j’adore.

Au fait, d’où vient ton pseudo, sunflowerzland ?

J’adore les tournesols (et les fleurs en général). Un champ plein de fleurs est une joie pour les yeux… Le « Z » remplaçant le « S » à la fin est une sorte de twist techno en hommage aux années 90.

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