5 conseils pour se la jouer moins perso au lit

Serait-ce un travers de l‚Äô√©poque ou un d√©faut masculin ? Certains gar√ßons ont tendance √† consid√©rer leur plaisir comme seule priorit√©. Comment r√©apprendre √† s‚Äôamuser en duo ?

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1.     On oublie les catégories.

Chercher un partenaire, c’est devoir établir une sorte de fiche produit et forcément, ça nous limite. Aimer se faire prendre, c’est être « passif ». Mais tous ceux qui ont essayé savent que ça demande un peu de mouvement ! Quant à l’« actif », il ne porte pas toujours bien son nom : certains bougent bien peu et pensent que ça suffit. On a bien sûr le droit d’aimer les « pachas », qui se laissent butiner en tongs et survêt sur le canap. Mais on peut aussi rêver à des scénarios moins stéréotypés ! Avec le risque de devoir se déguiser en livreur ou en marin-pompier marseillais (THE défi, il faut un summer-body toute l’année).

2.     On cherche dans les coins

Saviez-vous que notre corps dispose de milliard de terminaisons nerveuses ? 17000 rien que sur la main ! Plutôt que de se limiter aux zones sensibles déjà répertoriées, on joue les chercheurs de sensations. La vie sensorielle, c’est une série de premières fois : c’est parce que certains garçons ont su chercher le bon lubrifiant, mettre les formes (ou la langue) ou choisir le bon moment qu’on a élargi nos horizons.

3.     On pense à sa posture

Dites-nous, cet amant moyen, est-il fainéant, du genre à se laisser faire ce qu’il aime, point à la ligne ? Ça a l’air idiot, mais avec celui-là, il faut d’abord être au clair avec soi-même : qui a envie d’être un élément de décor ? C’est parfois à nous de quitter cette position d’apporteur d’orgasmes. Dans une relation (même uniquement sexuelle), chacun a une obligation. On ne parle pas d’obligation de résultat avec prime sur objectif mais d’obligation de moyens. Sans être dans l’obsession de tout contractualiser, chacun fait de son mieux, sans s’oublier et sans oublier l’autre, en confiance.

4.     On ne flatte pas inutilement

Au lit comme au boulot, certains mecs surestiment leurs compétences. Concrètement, on ne les félicite pas pour trois fois rien et surtout on crée l’occasion de leur faire passer un message clair : la prochaine j’essaierais bien ça, et toi ?

Plus courant qu’on ne le croit, on a aussi croisé le bogosse bien pourvu, mais imaginatif comme un bulot. Il reproduit mais ne tente rien, ne propose jamais. Avec lui, on verbalise. Au moment où il est chaud-bouillant bien sûr, on glisse une demande claire à l’oreille (fais-moi ça s’il te plaît). En commentaire d’après-match, on peut le titiller avec les talents d’un ex.  « Oh ben Juan, pour ça, il aurait pu coacher une bande de pros ! ». À moins d’être avec un jaloux obsessionnel (dans ce cas, quittez-le tout de suite), on va considérer que pas mal de mecs aiment les défis. Le plus difficile, c’est de garder un peu d’humour détendu dans le contexte. On évite la course au trophée, façon employé du mois.

5.     On demande sans blesser. 

Il reste bien sûr le pur égoïste. Lui envoyer des vidéos amateurs de nous avec un autre ? On oublie, trop vu-trop fait. Et puis qui peut s’occuper d’un partenaire un smartphone à la main ? Ceux qui pensent à leur image avant de penser au mec devant eux… Mieux vaut tester les principes de la communication non violente, en 4 étapes.

On observe, sans jugement (« je prends moins de plaisir » et pas « tu ne penses qu’à ta gueule ».) On partage sans faire sa drama-queen (« je me sens un peu oublié » et non « je ne compte pas pour toi »). Puis, on indique son besoin (« je suis plus à l’aise quand il se passe ça » et non « je vais rappeler Karim »). Enfin, parce qu’il ne peut pas deviner, on finit sur une demande la plus précise possible (« j’aimerai que tu me caresses sur cette zone » et « non « je veux de l’extase bébé »). Moins c’est flou, mieux c’est. Certaines pratiques peuvent bloquer, chacun avance au rythme de ses découvertes, on ne s’abandonne pas tous si facilement. L’idée, c’est de s’accorder, pour faire un pas vers l’autre. 

Tu en veux encore ?