4 conseils pour se muscler Ă  la maison avec le coach Patrice Velati

Il est splendide. Pour l’avoir vu en vrai, on peut vous dire qu’il n’a besoin d’aucun filtre. Corps parfait, bouille d’ange, Patrice Velati (patricevelati sur insta) est un coach de premier ordre. Fondateur de theapartmenttraining.com, une salle de sport privĂ©e, il propose aussi des cours en visio. Il mixe rappels basiques et conseils canons pour ne pas ramollir cet automne, entre nos quatre murs.

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1.    On repense son logiciel

Ancien footballeur, Patrice est coach depuis 2009. À ses clients qui veulent prendre uniquement du muscle et du volume, il répète que ça sera long : « On doit s’entraîner très régulièrement, presque tous les jours. Les mecs qui font des compétitions font 5 ou 6 entraînements par semaine. En deux fois par semaine, on n’obtient pas ce résultat. Il faut s’en donner les moyens, chaque kilo gagné prend du temps. » Et nous, coincé chez nous, on fait comment pour ne pas se faire la silhouette de Shrek ?

L’option confinement, par Patrice : « On garde son rythme, c’est une période propice. On s’entraîne différemment, en travaillant au niveau des muscles profonds : gainage, poids de corps, ce qu’on appelle le fonctionnel, qui engage plusieurs chaînes musculaires. On trouve sa routine : on commence par 30 secondes de cardio, 30 de repos et à chaque fois, on ajoute un exercice. C’est ce que je recommande à ceux qui voyagent beaucoup à l’hôtel, en 10 minutes, on sent déjà l’effet. »

2.    On mate des vidéos

« Le corps a besoin d’entraînements réguliers et variés, pas seulement de muscu ! » D’habitude, Patrice court, fait du vélo et varie ses entraînements de muscu. Il recommande l’escalade, ou comme Jason Statham, quinqua ultra hot, la gym avec agrès. Comme on dispose (au moins) d’un mois, on peut gagner du muscle à la maison, même s’il faut bien plus d’un mois pour se bâtir un corps très développé : « Pour faire réagir les muscles et les développer, il faut augmenter le nombre d’entraînements et leur intensité et accroitre le nombre de repas et de collation. »  Mais ne suivez pas les vidéos d’un amateur qui se prend pour un pédagogue formé… aussi bogosse qu’il soit. On fait un casting si on veut, mais en choisissant un professionnel formé.

L’option confinement, par Patrice : « On ne suit pas les cours de n’importe qui ! J’ai vu récemment des coachs faire leur photo de leur carte professionnelle, elle garantit le niveau d’études et l’obtention d’un diplôme validé (un brevet d’état, un Deust, un brevet de spécialisation). On accorde sa confiance à ceux qui font ça à temps plein et qui travaillent pour de bons clubs de gym, c’est une garantie minimale de sérieux. Par exemple, quelqu’un qui ne donne pas de consignes de placement du dos, des genoux, de respiration pour un mouvement comme le squat, on se méfie. Donner un cours à 300 personnes en visio, ça n’est pas comme donner un cours à un groupe d’habitués. Le coach doit avoir préparé son cours et préparer des options pour que chacun puisse suivre. »

3.    Oui aux séries, non aux kilos

Les poudres protéinées pour gagner du muscle ? Bof… Pas trop le moment. « En complément, en version végétale, pour ceux qui pratiquent chaque jour, OK, mais un shake de temps à temps ne sert à rien. Je préfère clairement deux bananes, ou deux tranches de pain complet avec du fromage. » Si on s’entraîne à donf, on privilégie le goût du produit, en ajoutant des collations à 11h et à 16h. Ne croyez pas que les coachs comme Patrice se privent de tout ! Il mange moins de viande par choix, mais reste un bon mangeur, car il s’entraîne beaucoup. Il mate des séries et a aimé 13 Reasons Why, Little Big Lies, Ozark (sur Netflix), sans oublier The Last Dance, le docu sur Michael Jordan, qui l’a ému aux larmes.

L’option confinement, par Patrice : « Moins de viennoiseries bien sûr, on leur préfère des smoothies, délicieux, avec des fruits mixés, frais ou congelés, additionnés d’eau ou de boisson végétale. Dopez-les en super-fruits, blindés de vitamines et d’actifs protecteurs de nos cellules : canneberge, myrtille, baie d’açaï, d’argousier ou de goji, acérola… »

4.    On choisit son tempo

Mieux vaut court et intense que long et mou ! « S’entraîner trop longtemps est une erreur : 45mn ou 1h quand c’est bien fait, c’est assez et ça permet de ne pas se lasser » confirme Fabrice. Sans faire le bourrin, et sans suivre, de son salon, des cours trop complexes : « Attention aux disciplines comme le crossfit, où les cours sont rarement par niveau. Il faut savoir se placer, respirer, récupérer et prendre quelques cours de coaching pour se lancer. » La solution accessible, c’est les cours en groupe, en visio. Avec Patrice, qui limite les participants à 24 personnes, dispo sur https://gymlib.com/fr, sur https://classpass.com, et sur https://theapartmenttraining.com, à partir de 10 euros). 

L’option confinement, par Patrice : « C’est l’occasion d’essayer des sports et de suivre différents coachs. Le temps que l’on ne passe pas dans les transports peut nous servir à faire du sport. Faites l’inverse de ce que vous faites d’habitude, voyez-le comme une exploration, ou comme une discipline complémentaire. Si vous faites habituellement de la muscu, essayez le yoga, ou l’inverse. Personne ne vous jugera, vous êtes chez vous devant un tapis et vous pouvez prendre le temps de récup dont vous avez besoin. Dernier conseil : ne levez pas trop la tête, placez le téléphone, l’ordi ou la tablette au bon endroit pour ne pas vous faire mal aux cervicales. »

Tu en veux encore ?