Alexis, The Opium Queen : « Le corps de François Sagat était parfait pour traduire mon travail ! »

Fan du travail d’Andy Warhol et de David Hockney, Alexis, The Opium Queen aime l’argentique et les polaroïds. C’est en suivant les conseils de ses amis, à savoir poster ses photos sur les réseaux sociaux, qu’il a rencontré son public. Le photographe qui monte !

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D’où vient ton nom ?

Le nom The Opium Queen vient d’une chanson disco d’Amanda Lear « Queen of Chinatown ». Je suis fan de cette chanson depuis longtemps, je peux la mettre en boucle en soirée, ce qui, au bout d’un moment, exaspère mes amis proches. Mais on ne peut pas s’empêcher de danser dessus ! Quand j’ai créé mon compte l’an dernier je cherchais un pseudo sympa. J’ai cherché des inspirations dans mes chansons que j’écoutais le plus et voilà où j’en suis aujourd’hui… (rires)

Comment définirais-tu ton esthétique ?

Je crois que j’essaie de faire des photos « vraies ». Je travaille uniquement avec de l’argentique et des polas. Je ne retouche pas et je shoote à la lumière naturelle ou au flash. J’essaie la plupart du temps de faire des photos spontanées, prises sur le vif.  Pour moi chaque photo raconte une histoire. Mais le plus important, c’est que la photo soit la traduction d’un moment « vécu ».

Tes modèles ont toujours l’impression d’être pris par surprise.  Comment parviens-tu donner ce ressenti ?

Je suis un peu adepte de « une photo = une prise » donc je suppose que ça joue sur l’aspect authentique des photos. Lors des séances avec des personnes que je ne connais pas, je vais essayer de les mettre en situation du quotidien et prendre la photo au moment où je trouve que ça va être le plus « vrai » même si ça semble « imparfait ». Je laisse aussi une part de hasard, je fais confiance à mon instinct quand j’appuie sur le déclencheur…

Tu prends beaucoup de photos la nuit en club. Que t’inspire cette ambiance particulière ?

J’ai commencé la photo de soirées en prenant mes amis ou des inconnus que je trouvais originaux et sexy. J’ai posté des photos de la BP l’an dernier, puis j’ai été invité par Menergy en Juillet 2019. Maintenant, je suis le résident de la soirée Adult depuis Septembre dernier.  Pour moi, les photos de soirées, c’est des flashs de stroboscopes qu’on garde en tête. C’est la prise de l’instant qui m’importe… C’est rare que je prenne les visages par respect de l’anonymat mais aussi parce que ce qui m’importe c’est le corps ; c’est le corps qui danse et qui s’exprime, nu ou habillé.

Certaines de tes photos de François Sagat sont très connues ? Comment s’est passé le shooting avec lui ? 

On a discuté de photos sur Instagram et on a organisé la séance plusieurs mois à l’avance. Ça m’a laissé le temps de voir les photos qu’il avait faites par le passé, je voulais apporter une version différente de lui. Son corps était parfait pour traduire mon travail sur l’ambivalence de la masculinité dont je viens de parler. La séance s’est passée de façon très simple et spontanée. J’aime beaucoup la personnalité de François, son univers, ses références cinématographiques, son travail artistique. C’était vraiment une séance très agréable.

Quels sont tes projets ?

J’envisage des projets plus sérieux depuis peu de temps, aujourd’hui j’ai accumulé beaucoup de photos sur différents sujets (le quotidien, le corps masculin, les soirées etc.) je serais très ému d’exposer ou préparer une édition d’une série de photos. Je vais continuer ma série de corps en polas et de collages à la Hockney. J’envisage aussi de développer mon travail sur le portrait. 

Vous pouvez suivre et retrouver le travail de The Opium Queen sur Instagram, ou sur son site www.theopiumqueen.com

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