Aliments aphrodisiaques : le vrai du faux

Aujourd’hui, sur à peu près tous les réseaux sociaux, de multiples vertus aphrodisiaques sont prêtées à des plantes, des aliments ou encore des épices. Ne mentez pas : on le sait que vous êtes tentés ! Mais comme sur la toile on y retrouve tout et son contraire, il était temps de démêler le vrai du faux.

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Aliments aphrodisiaques, des placebos ?

Vrai et faux.

La liste des aliments supposés aphrodisiaques est intarissable : chocolat, moutarde, thym, gingembre, huîtres, fraises, champagne, épices… Bref, on y croise quasiment tout ce qui peut se boire ou se manger ! Même s’il est vrai que nombre d’entre eux tirent leur vertu aphrodisiaque davantage de leur forme que de leur composition, comme le concombre par exemple, c’est loin d’être une généralité à l’instar des épices. Aussi, la notion de « placebo » n’est pas synonyme de caractère inutile car le cerveau est notre premier organe sexuel bien avant nos organes génitaux! Toute stimulation qui lui parvient, quelle qu’elle soit, est bonne à prendre pour réveiller ou booster sa sexualité.

Aliments aphrodisiaques = Viagra ?

Faux.

Les aliments aphrodisiaques ne remplacent pas des médicaments.Ils n’ont aucune efficacité pour les problèmes sexuels sérieux de type éjaculation prématurée ou trouble de l’érection. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’ils ne servent à rien. Au contraire, ils peuvent donner un coup de starter aux personnes fatiguées ou stressées qui veulent retrouver une libido satisfaisante. En clair, ces épices, ces plantes ou ces racines ne peuvent rien face à une véritable pathologie mais sont de précieux alliés pour surmonter les coups de mou. 

Les épices affûtent nos sens ?

Vrai.

Des études scientifiques l’ont même démontré : les épices ( parmi lesquelles le gingembre, la cannelle, le piment ou encore le poivre) font partie des substances qui peuvent avoir une réelle action sur le corps. Ces épices ont notamment des propriétés vasodilatatrices. Elles facilitent ainsi notre circulation sanguine et l’afflux de sang dans notre organe mâle au moment de l’érection. On aime !

Crédit photo : Shutterstock

Les aliments aphrodisiaques stimulent aussi le désir ?

Vrai et faux.

Tout dépend du contexte et de l’état d’esprit. L’effet aphrodisiaque est issu d’une alchimie rondement orchestrée par notre cerveau. Le succès ne dépend pas de l’utilisation d’un aliment aphrodisiaque à lui tout seul mais plutôt d’un ensemble de petites choses : l’association d’un moment, d’un lieu, d’une personne, d’une rencontre… Au delà de l’aliment aphrodisiaque lui-même, c’est davantage le fait d’y avoir recours ou encore de concocter un cocktail ou diner épicé qui crée une ambiance, un environnement sensoriel spécial et favorable aux activités érotiques.

Alcool, huître et chocolat : le trio gagnant ? 

Vrai.

Mis à part leur côté festif, très bénéfique pour la libido, ces trois ingrédients ont leurs propres secrets et possèdent de nombreuses qualités. Les huîtres sont très riches en zinc, oligo-élément primordial à la synthèse de testostérone, l’hormone mâle par excellence. Le chocolat, quant à lui, contient une substance stimulante et euphorisante : la théobromine. Pour l’alcool, la prudence est de mise car il est aussi actif que nuisible pour notre libido. Avec son effet euphorisant, l’alcool gomme nos éventuels complexes comme la peur de déplaire ou de ne pas être à la hauteur. On se lance plus volontiers vers autrui jusqu’à l’emmener dans notre lit. Mais au-delà de deux ou trois verres, l’effet s’inverse. L’alcool peut empêcher l’érection voire l’éjaculation et son effet sédatif prend alors le dessus jusqu’à piquer du nez. Donc ne pas en abuser si l’on désire pétiller jusqu’au petit matin. Sans compter que l’on a tendance à relâcher a prévention.

Alors, que faut-il croire ?

Un aliment dit aphrodisiaque peut donner un coup de pouce pour booster sa sexualité. Mais utilisé seul et hors-contexte, il n’aura que peu d’effets. Il est primordial que la sensation physique soit connectée au contexte pour que la soirée prenne une tournure endiablée. Par exemple : manger tout seul chez soi des sashimis au gingembre ne stimulera pas grand chose, alors qu’un dîner épicé avec votre partenaire dans un endroit cosy peut devenir muy caliente. Quant aux aliments eux-mêmes, graver une liste dans le marbre serait lapidaire car nous avons tous une sensibilité et une réactivité propres aux stimuli. Des aphrodisiaques efficaces pour certains ne le seront pas forcément pour d’autres. A vous d’essayer, de vous amuser et de dresser votre propre liste! Et, pourquoi pas, de la faire tester ensuite à votre/vos partenaire.s ? 😉

Tu en veux encore ?