Frida Salo (Glam, Lyon) : « Le confinement ne sonnera pas le glas de l’art et de la création »

Créature de la nuit et figure marquante des soirées queers lyonnaises, la drag queen Frida Salo a co-fondé avec Maxime Bülher la soirée « Glam Against The Machine ». Jock Life s’est intéressé à la façon dont ce genre de soirée continuait de vivre en temps de confinement.

Alternative Text Par Jock • Publié le

Comment avez-vous décidé de faire vivre la soirée Glam pendant le confinement ?

Frida Salo : J’ai remarqué que les artistes confinés se plaignaient de ne pas pouvoir exprimer leur créativité. On voulait faire autre chose que des concours et des battles pour ne pas être dans un esprit de compétition. J’ai donc proposé à celles et ceux qui le voulaient d’enregistrer des capsules vidéos pendant la semaine et je les ai publiées samedi soir sur la page de la Glam. Pour la première édition, on a eu 12 artistes, 12 mutants queers, du chant, de la pole dance, des numéros en LSF etc.

Pourquoi avoir décidé de collecter de l’argent pour une association LGBT+ ?

On s’est dit avec les artistes qu’on ne voulait pas de cachets, d’abord parce que ça serait trop compliqué à partager et aussi car on a besoin de solidarité dans la communauté. Donc à chaque édition on va collecter de l’argent pour une association LGBT+. Pour la première c’était pour le Refuge. Celle de ce samedi sera pour 2MSG, un collectif d’auto-support de personnes LGBTI migrantes et alliées.

 (c) Nana Déon

Qu’envisagez-vous pour les semaines à venir ?

La première édition a bien marché et les artistes étaient contents d’avoir une plateforme d’expression. J’ai aussi eu les retours de quelques artistes qui n’ont jamais vraiment eu l’occasion jusque-là de s’exprimer avec un vaste auditoire. Je pense notamment à Dark Triton, Lady Cat qui s’exprime en langue des signes ou Orgyna Velour, issu d’un collectif lyonnais relativement récent (La Scandal’House). On va continuer sur ce format-là. Faire du live serait trop compliqué pour des raisons techniques comme je réunis 15 artistes par édition.

Un dernier mot ?

Non le confinement ne sonnera pas le glas de l’art et de la création. Rdv sur la page de la GLAM samedi dès 22h. En attendant, restez chez vous et prenez-soin de vous.

Tu en veux encore ?