5 raisons de se (re)faire l’intégrale de « Glee » sur Netflix

Marre de se farcir la énième rediffusion du « Gendarme et des gendarmettes » ? Ca tombe bien ! Netflix a boosté sa programmation d’été et vient notamment d’acquérir les six saisons de « Glee » ! Prêts pour les vocalises ?

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Pour ceux qui ne la connaîtrait pas encore, cette série musicale (et ultra gay) met en scène des ados pas très populaires qui intègrent la chorale du lycée. Et quatre ans après le tournage du dernier épisode, on est toujours aussi fan !

1 – Parce que le génie de Ryan Murphy

Lorsqu’il crée Glee en 2009, avec son complice Brad Falchuk, Ryan Murphy est surtout connu pour la géniale série Nip/tuck, qui suit la vie professionnelle et sentimentale de deux chirurgiens esthétiques. Depuis, on lui doit de magnifiques réussites (les séries Pose, American Horror Story, American Crime Story, l’adaptation de la pièce The Normal Heart) et quelques oeuvres plus dispensables (la série Scream Queens par exemple). Il prépare également pour Netflix une adaptation de The Prom, comédie musicale très gay qui a triomphé à Broadway.

Sa principale marque de fabrique est sans doute l’inclusivité: une place importante, voire centrale est toujours réservée à des personnages LGBT, souvent joués par des comédiens LGBT. Mais le style des séries de Ryan Murphy, c’est également un humour corrosif (le personnage de la prof de gym Sue Sylvester a les meilleures répliques), et un sens très solide du récit. C’est vrai, il se laisse parfois aller aux bons sentiments, mais la midinette en nous n’y voit pas forcément un défaut. 

2 -Parce que Glee, c’est la « revanche des losers »

Le « Glee Club », c’est un peu le groupe auquel nous aurions tous aimés appartenir quand nous étions ados (bien plus sympa que le club photo boring du collège Jean Moulin, non ?), celui où l’on retrouve tous les laissés pour compte du lycée qui deviennent d’un coup ultra populaires. Pourtant diffusée sur FOX, chaîne de TV plutôt conservatrice, Glee réunit tous ceux qui n’ont généralement pas le droit de cité dans une série en prime time, les « petits monsters » comme les appelle aussi Lady Gaga : homos,  lesbiennes, trans, noires, asiatiques, latinos, handicapés, trisomiques… Glee, c’est en somme la revanche des losers, comme le résume l’un des hymnes de la série, Loser like me. Alors certes, au fil des saisons, la série peine un peu à se renouveler et nous gratifie de quelques épisodes poussifs… Mais rien que pour son message d’acceptation, on rempilerait bien pour une année avec le professeur Schuester.

3 -Parce que tout y est plus gay que nulle part ailleurs

Avec une série comédie musicale, le curseur gay est déjà placé très haut. À ce niveau, Glee ne démérite pas. Et pas seulement parce que Olivia Newton-Jones y fait une reprise de Physical. Déjà, il y a Rachel qui est élevée par deux papas gays. Mais le personnage le plus emblématique, évidemment, c’est Kurt que Sue Sylvester adore surnommer « porcelaine ». Dans la première saison, outre sa battle avec Rachel sur Defying Gravity, c’est son coming-out auprès de son papa qui nous a tous mis les larmes aux yeux. Mais il faut attendre la saison 3 pour que son histoire d’amour avec le sexy Blaine (Darren Criss) nous fasse complètement battre le coeur ! Les fans ont d’ailleurs donné un surnom au couple : les « Klaine ». Si c’est pas mignon….

Cerise sur le gâteau, Chris Colfer (l’acteur qui l’interprète) est gay…. tout comme Kevin McHale, qui joue Artie, le personnage en fauteuil roulant (il a fait son coming-out en 2018). Il y a aussi Jonathan Groff (le héros de « Looking ») dans le rôle du petit ami de Rachel. Par contre, désolé les mecs, Darren Criss est bel et bien hétéro. Ce qui ne l’empêchera pas, ensuite, d’accumuler les rôles très gay friendly. On l’a vu pousser la chansonnette à Broadway dans une reprise de Hedwig and the angry Inch. Il a aussi tenu le rôle principal de American Crime Story : Versace où il s’y montre aussi bandant que diabolique.

4 – Parce que « Glee », c’est aussi une famille d’artistes, avec ses hauts et ses bas

La force de Glee, c’est son casting. Il fallait de bons chanteurs et Ryan Murphy est allé se servir à la source. Lea Michele et Matthew Morrison ont ainsi fait leurs armes sur les planches à Broadway. C’est d’ailleurs au sein de la comédie musicale Spring Awakening que l’interprète de Rachel a rencontré son meilleur ami, Jonathan Groff. Amber Riley, la Mercedes de Glee (et sans doute la meilleure chanteuse de la série) avait tenté American Idol. Elle a ensuite brillé sur scène dans une reprise de  Dreamgirls, à Londres. 

Côté comédie, Jane Lynch, la comédienne ouvertement lesbienne qui joue Sue Sylvester, a tourné dans de nombreuses séries (The L Word, Desperate Housewives) et films où son talent et son humour caustique faisaient déjà des merveilles. La série a permis de révéler beaucoup d’autres acteurs, comme Naya Rivera, Kevin McHale, Alex Newell…

De nombreux guests sont également venus prêter main forte à la série le temps d’un ou deux épisodes comme Idina Menzel (Rent, Wicked, La Reine des neiges) dans le rôle de la mère biologique de Rachel, Neil Patrick Harris (How I met your mother), Demi Lovato, Cheyenne Jackson ou encore Whoopi Goldberg et Sarah Jessica Parker quand les héros partent continuer leurs études à New York. D’ailleurs, on adore cette séquence où l’interprète de Carrie Bradshaw se déhanche sur Let’s have a kiki !

Un casting qui ressemblait à une famille donc et qui, comme toute famille, n’a pas été épargné par les drames. Corey Monteith, le beau gosse boyfriend de Rachel (et de Lea Michele, son interprète dans la vie) est mort à l’âge de 31 ans d’une overdose de drogue et d’alcool. Un épisode de la saison 5 lui est dédié, « The Quarterback » — Lea Michele y interprète l’émouvante Make you feel my love (ci-dessous). La série ne s’en est jamais remise, et s’est terminée à la fin de la saison suivante, la sixième. Autre drame, postérieur à la fin de la série celui-ci, le comédien Mark Salling (Puck) a été arrêté avec plus de 50 000 images pédopornographiques chez lui. Il s’est suicidé à quelques mois de son procès. 

5 – Parce qu’on y (re)découvre des grands classiques de la comédie musicale

Si l’on excepte quelques séries formatées pour les ados, Glee est la première grosse série comédie musicale. Elle a ouvert la voie (ou la voix) à d’autres expérimentations comme Crazy Ex-Girlfriend (délirante série romantique à voir aussi sur Netflix) ou Galavant (avec des chansons de Alan Menken et surtout avec l’ex de Kylie Minogue, une véritable bombasse !). Sans parler des chorales et autres cours de chant qui ont, d’un coup, été pris d’assaut ! On y entend des gros tubes pop mais surtout – et c’est là son originalité – tous les classiques de Broadway. Car oui, Ryan Murphy est fan de comédies musicales (américaines hein !). Du coup, il s’en donne à coeur joie avec des hommages à West Side Story, Cabaret, Les Misérables (magnifique reprise de I dreamed a dream par Lea Michele et Idina Menzel), Rent, Wicked, sans oublier Funny Girl LE musical auquel rêve Rachel Berry et que l’on verra peut être un jour sur scène… avec Lea Michele dans le rôle titre !

Et pour ceux qui sont complètement allergiques aux musicals, ils pourront se rattraper avec les épisodes spéciaux consacrés à Madonna (garanti sans fausse note) et à Britney Spears (garanti sans vocoder) . Alors, on y retourne ?

Les six saisons de Glee sont disponibles en streaming sur Netflix

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